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dimanche 17 février 2013

Django Unchained

DjangoEt voici le western de Quentin Tarantino réunissant un superbe trio d'acteurs, Jamie Foxx, Christoph Walt et Leonardo DiCaprio, ainsi que Samuel L. Jackson méconnaissable et redoutable en esclave confident de son maître blanc ayant oublié les siens...

Nous retrouvons ici le thème de la quête revancharde, chère à notre réalisateur ("Kill Bill 1", "Kill Bill 2", "Inglorious Basterds"). Un bon équilibre entre scènes d'action et de dialogue, voire juste de simple regards plein de sens, typiques des grands westerns classiques, en fait un film très divertissant. Les acteurs ont bien saisi le style western mais Quentin y rajoute son originalité, sa modernité, ses propres références, son humour et sa musique. L'alternance de toutes ces scènes d'action, de duel, de dialogues hallucinants et seulement de quelques scènes d'ultra-violence en font un film complet et grandiose.

Situant l'action dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, nous suivons le duo "Dr Schultz, un chasseur de primes allemand et Django, esclave acheté par ce dernier" afin de retrouver les frères Brittle dont les têtes sont mises à prix. Schultz respecte néanmoins beaucoup Django et en tant qu'Européen marque bien sa distance voire son désaccord avec l'esclavagisme. Ils se trouvent même des points communs quand Django lui confie que son seul but est de retrouver sa femme, prénommée ... "Broomhilda" par ses maîtres allemands.Django2 La présence de ces acteurs magistraux s'efface néanmoins face à l'interprétation de Léonardo DiCaprio en redoutable propriétaire terrien et esclavagiste de souche, Calvin Candie. Il est intéressant de voir Christoph Walt laisser sa place de méchant de service à Leonardo. Christoph Walt y était en effet abonné entre son rôle de nazi dans "Inglorious Basterds" ou brute impitoyable dans "De l'eau pour les éléphants" de Francis Lawrence. Ici, il est plutôt du bon côté et son excentricité est attachante. De bons moments et un film de qualité signé Tarantino !

dimanche 11 novembre 2012

Skyfall

SkyfallMieux vaut deux fois qu'une ! Hé oui, les circonstances ont fait que j'ai vu le nouveau James Bond deux fois dans la même semaine et cela ne m'a pas déplu, bien au contraire ! Il fallait bien ça pour fêter les 50 ans de la franchise et ce 23ème épisode. J'ai notamment pu revoir la fameuse scène où l'on découvre Javier Bardem pour la première fois et tout le dialogue qui s'en suit. Croustillant ! skyfall3 Une belle réalisation de Sam Mendès avec des courses poursuites trépidantes, du suspense, de moins en moins de gadgets et des acteurs très au point comme Ralf Fiennes et surtout Javier Bardem, époustouflant. De l'humour aussi et une histoire complète qui fait échos aux épisodes précédents et aux suivants... Un vrai James Bond comme on les aime mais avant tout un vrai film avec son action, sa dimension psychologique et la richesse de l'univers de James Bond faisant le reste, on se laisse une fois encore emporter dans l'aventure à Istanbul, Shanghai, Londres,... Pas mal de surprises que je ne peux révéler ici et de nouveaux personnages aussi comme le nouveau Q. Les James Bond girls sont aussi au rendez-vous mais un peu moins présentes à l'écran. C'est M, Judy Dench qui est au coeur de l'histoire cette fois et le MI6 qu'il faut sauver. skyfall4Pour cela, James va revenir sur les traces de son passé et l'on a du coup l'impression de mieux cerner cet espion intrépide qu'il est devenu. C'est aussi avec beaucoup d'humour que s'affrontent les veilles méthodes et les nouvelles technologies. L'expérience suffira t'elle à déjouer le piège machiavélique de Silva ? Vivement le DVD que je puisse le regarder au moins vingt fois :-)

skyfall5

vendredi 17 août 2012

De rouille et d'os

DeRouilleEtDOs Film fort et émouvant de Jacques Audiard, c'est avec beaucoup de retard que j'écris ce billet. J'espère néanmoins vous communiquer toute sa force et le plaisir que j'ai eu à le voir. Même si le genre s'apparente au Mélo, on est loin d'une oeuvre larmoyante ou désuète. Tout à fait au goût du jour, bien de son temps, il s'agit certes d'une histoire d'amour mais entre des personnages directs, voire même tout à fait inconfortables avec leurs sentiments. Lui, joué par Matthias Schoenaerts, ne semble s'en sortir que par sa force physique. Elle, jouée par Marion Cotillard, une fois de plus sublime dans son interprétation, n'est pas à considérer comme une victime. Dresseuse d'orques, c'est à la suite d'un accident qu'elle perdra ses deux jambes et que leurs vies vont se rapprocher tout en les sauvant de leur misère sentimentale. Ces deux là sont entourés d'êtres pas très chanceux non plus, qu'ils vont même faire souffrir par tant de maladresses et de dureté de coeur. Bien des thèmes sont abordés comme par exemple les liens familiaux ou la dureté du climat social. L'ensemble du récit se déroule néanmoins tout seul et l'on se laisse porter par ses êtres moins chanceux que nous mais qui semblent plus forts et méritent d'être heureux malgré tout. La moindre étincelle de joie enlumine le film et toute cette histoire nous apparaît comme une réalité. Tout est en effet vraisemblable: les faits, les situations, les réactions, la lumière, le rythme. Mais ils se passent tant de choses dans chaque scène, tant de symbolique : son retour à la mer, les scènes d'amour pudiques, les combats de rue, ..., sauver un enfant, condamner la vie de sa soeur,...Chaque geste à sa portée et toute la minutie du film à nous la rendre réaliste et plausible, nous émerveille. On ressort rarement d'un film aussi touché. Bien plus que pour "De battre mon coeur s'est arrêté", j'ai eu l'impression d'avoir profondément vécu ce film. 9/10 car rien n'est jamais parfait.

dimanche 29 avril 2012

Rattrapage de films

MyweekwithMarilyn A l'occasion d'un autre long voyage, soit 12h pour l'Afrique du Sud, j'en ai profité pour rattraper mon retard cinématographique ! J'ai pu ainsi visionner "My week with Marilyn" de Simon Curtis avec Michelle Williams, Eddie Redmayne, Kenneth Branagh et Judi Dench. Ce drame et biopic americano-britannique, retrace la semaine de Colin Clark qui, à tout juste 23 ans et passionné de cinéma, se retrouva en tête à tête avec la plus grande star de cinéma...

En 1956, Marilyn est déjà mondialement connue mais cherche à prouver qu'elle n'est pas que la Bimbo qu'Hollywood a fabriqué. "Le Prince et la danseuse" de SIr Laurence Olivier, acteur de référence en matière de théâtre, représente une excellente opportunité pour Marilyn de prouver son talent d'actrice. Cela n'ira pas sans heurts tant les tourments de Marilyn sont profonds et imprévisibles. Arthur Miller qui l'accompagne au début se voit obligé de rentrer aux Etats-Unis et laisse Marilyn seule pour affronter ses démons et Laurence Olivier qui a de plus de plus de mal à comprendre les doutes de la star. Le jeune Colin va être chargé de veiller sur Marilyn pour qu'elle retrouve sa confiance en elle et soit plus heureuse tant elle est éblouissante à l'écran lorsque tout va bien dans sa tête. Les différentes facettes de Marilyn sont admirablement interprétées par Michelle Williams même si Marilyn restera toujours Marilyn et rien ni personne ne peut incarner la photogénie parfaite et la présence incroyable de la star sur grand écran. Il s'agit tout de même d'un très beau film qui ravira les fans de Marilyn. Une nouvelle histoire sur la star qu'on ne cesse de redécouvrir à travers les livres qui sortent sans cesse, les révélations, les archives et documents divers que l'on retrouve encore aujourd'hui. Marilyn semble être une éternelle source d'inspiration tant son mélange de femme fatale et d'enfant fragile nous séduit et nous attendrit à la fois, aussi bien les hommes que les femmes. Ce film nous propose cependant une autre façon d'aborder le mythe, par la petite porte grâce au témoignage de Colin Clark. Une belle réussite. 7/10

adangerousmethod Je poursuis donc mon rattrapage avec "A dangerous method" un drame/thriller de David Cronenberg avec Keira Knightley, Michael Fassbender et Viggo Mortensen. La rivalité Freud/Jung à travers le cas Sabina Spielrein, une jeune femme souffrant d'hystérie. Soignée par Carl Jung, elle devient aussi sa maîtresse. Leur relation est révélée lorsque Sabina rentre en contact avec Sigmund Freud et s'ensuit ... des longueurs... quelques scènes pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes comme on dit mais c'est surtout l'ennui qui m'a mortellement touchée ! Bref, même si les acteurs sont très bons, le sujet partiellement intéressant, l'ensemble du film sent le renfermé et manque singulièrement d'éclairage. 2/10 pour ma part.

dimanche 11 mars 2012

Césars 2012

The ArtistVoici pour ceux que ça intéresse le palmarès des Césars 2012 !

Le grand vainqueur de la cérémonie des Césars: The Artist

Meilleur Film, Meilleur Réalisateur (Michel Hazanavicius), Meilleure Actrice (Bérénice Bejo), Meilleur Photographie, Meilleure Musique de Film et Meilleurs Décors. Un très beau parcours pour ce film aux multiples récompenses. Incroyable pour un film muet et en noir et blanc ! Je ne l'ai pas vu pour ma part mais viens de commander le DVD... Il passe encore dans certaines salles si vous l'avez manqué. En tout cas, Jean Dujardin se retrouve propulsé au sommet avec ce film et les propositions vont sûrement se multiplier. Mais il a déjà attaqué plusieurs registres depuis Un gars et une fille. Alternant la comédie (Brice de Nice, OSS 117) et le drame (Le bruit des glaçons), nous avons affaire à un véritable acteur et de talent. Espérons qu'il n'attrape pas la grosse tête et continuera de nous surprendre. Une belle récompense pour Bérénice Béjo qui face à l'Oscar de son partenaire dans le film, se voit reconnue en tant qu'actrice à part entière. TheArtist3

Les Césars comme le souligna Antoine de Caunes durant la cérémonie réconcilie pour la première fois les films d'auteur et grand public. François Cluzet fût comme à son habitude extrêmement juste dans son interprétation dans Intouchables mais c'est Omar Sy qui emporte le César du meilleur Acteur. Un très bel encouragement pour cet acteur à l'énergie incroyable qui transperce l'écran et nos coeurs. Basé sur une histoire vraie, ce film nous a tous donné une belle leçon tout en nous rendant heureux. Une belle leçon d'espoir et aussi un beau combat contre les préjugés même si outre Atlantique on y a vu tout le contraire... Un film qui sans aucun doute a marqué et marquera des millions de spectateurs. Un film où l'on rit aux larmes en oubliant le sujet initial pour ne plus voir que l'âme des personnages principaux et cette amitié improbable qui les rend intouchables ! A voir et à revoir. OmarSy

Meilleur Acteur dans une Second Rôle: Michel Blanc pour L'exercice de l'état . Enfin un César pour cet acteur si souvent nominé !

Meilleure Actrice dans un Second Rôle: Carmen Maura pour Les femmes du sixième étage. Elle se sent bien chez nous dit-elle. Nous on aime aussi l'avoir chez nous !

Meilleur Scénario Original: L'exercice de l'état de Pierre Schoeller

Meilleure Adaptation: Carnage de Roman Polanski

Meilleur Film d'Animation: Le chat du rabbin de Joann Sfar

Meilleur Film Etranger: Une séparation d'Asghar Farhadi. Pour certain, voici le meilleur film de l'année 2012. A voir.

Meilleur Premier Film : Le cochon de Gaza de Sylvain Estibal

Meilleur Film Documentaire : Tous au Larzac de Christian Rouaud

Meilleur Espoir Féminin : Clotilde Hesme dans Angèle et Tony , Naidra Ayadi dans Polisse

Meilleur Espoir Masculin: Grégory Gadebois dans Angèle et Tony

Meilleur Montage : Polisse de Maïwenn

Meilleur Son : L'exercice de l'état de Pierre Schoeller

Meilleurs costumes : L’Apollonide, souvenirs de la maison close de Bertrand Bonello

Meilleur court-métrage : L'Accordeur d'Olivier Treinery

dimanche 27 novembre 2011

Les neiges du Kilimandjaro

LesneigesduKilimandjaroInspiré par le poème de Victor Hugo, "Les pauvres gens", Guédiguian renoue ici avec le cinéma politique et social. Ses acteurs fétiches, Jean-Pierre Darroussin et Ariane Ascaride, interprètent ces exploités acculés à devenir exploiteurs. Que de contradictions tourmentent ce couple ! Le mari, militant de la première heure, est licencié de son entreprise comme 19 autres ouvriers tirés au sort. Acceptant son licenciement comme une pré-retraite, il commence à s'occuper de ses petits-enfants et de sa famille. Persuadé d'avoir agis au mieux, au plus juste en organisant ce tirage au sort, il va être d'autant plus surpris par la suite des événements. Ils sont alors victimes d'un cambriolage et ce, par l'un des leurs, un des 19 autres licenciés, un plus jeune... Tour à tour choqué, en colère puis, soudain réalisant la misère sociale de celui qu'on va mettre en prison, le couple ne pouvait rester de marbre. Ils tentent d'arrêter la machine infernale qu'ils ont lancée sentant bien que la prison est loin d'être la meilleure solution pour l'agresseur devenu finalement la victime. Mais jusqu'où peuvent-ils aller ? C'est ce combat intérieur pour une meilleure justice sociale que Guédiguian nous montre. La vraie solidarité, le courage et la résistance qui lui sont chers sont à l'honneur. Tout est authentique, rien n'est mièvre dans ce film. Rien n'est sombre non plus. C'est une humanité joyeuse, populaire et chaleureuse que l'on retrouve au coeur de Marseille. Un beau film sur le monde qui nous entoure.

Petit extrait du poème de Victor Hugo,"Les pauvres gens" :

"Il est nuit. La cabane est pauvre, mais bien close.

Le logis est plein d'ombre et l'on sent quelque chose

Qui rayonne à travers ce crépuscule obscur.

Des filets de pêcheur sont accrochés au mur.

Au fond, dans l'encoignure où quelque humble vaisselle

Aux planches d'un bahut vaguement étincelle,

On distingue un grand lit aux longs rideaux tombants.

Tout près, un matelas s'étend sur de vieux bancs,

Et cinq petits enfants, nid d'âmes, y sommeillent

La haute cheminée où quelques flammes veillent

Rougit le plafond sombre, et, le front sur le lit,

Une femme à genoux prie, et songe, et pâlit.

C'est la mère. Elle est seule. Et dehors, blanc d'écume,

Au ciel, aux vents, aux rocs, à la nuit, à la brume,

Le sinistre océan jette son noir sanglot. (...)"

dimanche 20 novembre 2011

Vol QF32 pour Sydney

Que faire quand on a 20 heures de vol devant soi ?! Vérifier tout d'abord que son écran marche, qu'on est presque confortablement assis et si l'on n'a pas du tout sommeil parce qu'il n'est que 10h du mat... commencer la séance et prier que le menu soit riche en films de tout genre !

Alors voici un billet avec moult critiques puisqu'au total j'ai du regarder un peu moins d'une dizaine de films et documentaires. C'est parti :

Ne voulant pas commencer par quelque chose de trop prise de tête, j'ai choisi "Very bad trip 2" et ma foi j'ai été plutôt ravie. On retrouve la même équipe que dans le premier, les mêmes éléments de base, enterrement de vie de garçon avec perte de mémoire, les mêmes acteurs et finalement la recette marche encore. Une bonne comédie qui permet de se détendre en ce début de vol. 6/10Verybadtrip2

Voulant rester sur ma lancée, j'ai choisi une autre comédie américaine. Et là, je ne sais pas si c'est parce qu'ayant visionné "Very bad trip 2" juste avant, cette comédie-là ne soufrait pas la comparaison ou bien est-ce la lassitude, la qualité du plateau repas ou tout simplement parce que je suis moins sensible à l'humour de nana. Film un peu trop potache pour moi. Tans pis, ce sera pour "Mes meilleures amies" un 2/10 en ce qui me concerne.Mesmeilleuresamies

Déçue par le choix précédent, je me suis réorientée vers une valeur sure. Un peu facile me direz-vous mais pourquoi pas. C'est bien fait, les acteurs sont excellents et l'on voyage dans des images sublimes. J'avoue qu'il y a aussi Johnny Depp. Vous avez devinez, c'est "Pirates des Caraïbes : la fontaine de Jouvence". Un bon 6/10 (un peu en réaction par rapport au précédent). Juste un 5 est peut-être plus réaliste :-)PDCJouvence

Une bonne surprise par la suite, "Hanna", un drame/thriller/action de Joe Wright. Hanna a 16 ans et est élevée par son père, joué par Eric Bana. Je n'en dis pas plus. On se laisse porter par la volonté d'Hanna à survivre, lorsque livrée à elle-même elle découvre peu à peu qui elle est vraiment. Un bon 7/10.Hanna

Toujours dans l'action avec une série connue, X-Men : le commencement. Réalisé par Matthew Vaughn avec James McAvoy, Michael Fassbender et Kevin Bacon. Beaucoup d'action, une dose soigneusement mesurée de psychologie sur cette genèse des X-Men. On remonte dans le temps lors de la seconde guerre mondiale pour mieux comprendre nos héros. Cela donne de l'ampleur à toute la série et le jeux des acteurs, notamment James McAvoy (Le Dernier roi d'Ecosse) est impeccable. On n'aime ou pas le genre. Pour ceux qui aime, un 7 est de mise.XMEN

N'étant plus en veine, je suis retombée bien bas avec "Transformers 3 : la face cachée de la lune" que je n'ai pas regardé en entier. Oserais-je un 0 ? Oui ! Vraiment pas mon genre de film. Trop mécanique sans cervelle avec une pléthore d'explosions inutiles...Transformers3

Revenons dans la réalité avec un documentaire d'une très grande qualité, "Senna". Senna Grâce à ce film réalisé par Asif Kapadia, on comprend mieux le mythe Ayrton Senna, ce que cet homme exceptionnel a apporté à la compétition de F1 aussi bien en audace qu'en matière de sécurité jusqu'au péril de sa vie. Au-delà des courses, Asif s'attache à l'homme, sa rivalité avec Prost, sa quête de perfection, sa religiosité, sa jeunesse et son aura. Un film avec de nombreuses images d'archives plutôt qu'un classique documentaire. Une réussite. 8/10

Plus romantique mais tout aussi émouvant, "De l'eau pour les éléphants"WaterforElephant nous entraîne dans le milieu du cirque pendant la Grande Dépression de 1931. Reese Witherspoon, Robert Pattinson et Christoph Waltz sont très crédibles et la photo est magnifique. L'histoire est riche et extrêmement bien documentée. Un bon film, 7/10.

dimanche 21 août 2011

Comment tuer son boss ?

Horriblebosses Si vous avez trop chaud, c'est l'occasion d'aller au ciné ! Et pourquoi pas faire d'une pierre deux coups ? Si vous avez aimé le style de "Very bad trip" (Hangover), vous allez en plus passer un bon moment de détente avec quelques fous rires en prime. Les personnages principaux, nos héros, sont imprévisibles, spontanés et maladroits. Proches de nous en somme... Partis de situations diverses que l'on peut nous aussi rencontrer, ils expérimentent soudain des choses qui les dépassent. On en ressort joyeux et c'est au bord d'un autre fou rire que j'écris ces lignes en repensant une certaine scène. Mais chacun de nous peut avoir ce "good trip" à un moment différent. Les rires ont fusés dans la salle et ce n'était pas que la chaleur. "Horrible bosses" fait du bien et le casting n'est pas mal non plus : Jennifer Aniston, bien différente de notre Rachel de "Friends", Jason Bateman, Colin Farrel, Kevin Spacey, Jamie Foxx,...

dimanche 31 juillet 2011

Switch

SwitchPar pure curiosité, je suis allée voir ce film avec Eric Cantona ! Après un démarrage hésitant. Il faut bien dire que malgré la présence d'Eric, il m'est toujours difficile de croire à l'héroïsme des flics français... Les interprètes semblent le sentir aussi ce qui donne à l'ensemble ce rythme et ces dialogues auxquels on ne croit qu'à moitié. Frédéric Schoendoerffer réussit cependant à la longue et grâce finalement à la fraîcheur de son actrice principale à nous faire rentrer dans ce thriller. La police reste sans prétention face à cette situation extraordinaire et c'est tant mieux. A noter de belles vues de Paris et de ces quartiers contrastés. En quelques mots, un bon thriller sans prétention.

dimanche 13 mars 2011

Fighter

FighterBon, je dois l'avouer, je suis allée voir ce film sur un pari... J'ai effectivement parié qu'à la fin de cette année, j'aurai vu tous les films oscarisés. En même temps c'est aussi un gage de qualité donc pourquoi pas ! Nous avons le meilleur second rôle masculin avec Christian Bale (le demi frère) et le meilleur second rôle féminin avec Melissa Leo (la mère). Sachant ce palmarès, je suis donc allée au cinéma en ne sachant pas vraiment ce que j'allais y voir finalement ...

Et là, je ne l'ai vraiment pas regretté. Ce film n'est pas un film de boxe ordinaire. Il faut souligner le sens du réalisme des combats sur le ring d'une part : Mark Wahlberg s'est entraîné 5 ans pour ce rôle. Du coup, le film n'a pas besoin d'effets de montage. Les scènes d'entraînement comme les combats sont justes, filmés en continu et s'alimentent de l'énergie des acteurs eux-mêmes. On participe presque physiquement car notre héros prend autant de coups qu'il en donne. Il est au départ du film sur le déclin, allant de défaite en défaite. Sa famille est censée lui trouver des combats pour le remettre en selle et son demi frère, ancien champion de boxe, est censé l'entraîner. Mais là il s'agit d'un deuxième combat : le champion en devenir doit faire des choix. Rester aux prises de sa famille toxique : une mère, véritable dragon et ses sept soeurs qui la servent ainsi que son demi frère complètement tombé dans le crack et une petite amie intrépide qui se lance dans le combat de son indépendance avant lui. Ou bien s'engager dans une autre voie auprès d'un manager business man avec un entraînement sérieux et régulier voire rémunéré et des combats adaptés à sa catégorie. Tout se joue aussi bien sur le ring qu'en dehors du ring et tous ces liens se prolongent dans la façon même de filmer (montage alterné, à l'épaule ou en une seule prise entre autres).

David O. Russel revient de loin après quelques échecs comme "Les rois du désert" avec George Clooney (qui aujourd'hui est prêt à lui casser la figure apparemment). Il nous offre ici un film captivant dans une lumière à la fois réaliste et poétique. Christian Bale est impressionnant et vole la plupart du temps la vedette à Mark Wahlberg. Il s'est lui aussi investi grandement dans ce film en perdant 20 kg pour le rôle. Son interprétation du frère déchu, toxicomane mais véritable génie tactique de la boxe mérite vraiment cet oscar. Ce film est absolument à voir. Fini les Rambos et les Rocky. Ce film tiré d'une histoire vraie (celle du boxeur américain Micky Ward) se démarque vraiment de ces grosses productions et se rapproche plutôt de "One million dollar baby" de Clint Eastwood. Un énergie et un réalisme incroyables !

mardi 1 mars 2011

Oscars 2011

LediscoursdunroiBonsoir tout le monde ! On va donc savoir ce qu'il faut aller voir ou revoir d'après les plus hautes instances académiques du cinéma...

Voici tout d'abord le long palmarès des Oscars 2011 :

Le grand gagnant, "Le discours d'un Roi"

Meilleur film

Meilleur acteur pour Colin Firth

Meilleur réalisateur, Tom Hooper

Meilleur scénario original, David Seidler

Une récompense individuelle : meilleure actrice pour Natalie Portman, dans "Black Swan" Portmanoscar

Les meilleurs seconds rôles avec Christian Bale et Melissa Leo pour "Fighter"

Meilleur film d’animation et chanson "We Belong Together" pour "Toy Story 3"

Meilleurs adaptation, montage et musique (Trent Reznor et Atticus Ross) pour "The Social Network" par Aaron Sorkin

Du visuel pour "Alice Au Pays Des Merveilles" avec les meilleurs Décors et Costumes

De la technique pour "Inception" avec les meilleurs mixage sonore, montage sonore, effets visuels et photographie (Wally Pfister)

Meilleur film en langue étrangère : "Revenge de Susanne Bier" (Danemark)

Meilleur documentaire : "Inside Job" de Charles Ferguson

Meilleur court-métrage : "God Of Love"

Meilleur court-métrage documentaire : "Strangers No More"

Meilleur court-métrage d'animation : "The Lost Thing"

Meilleurs maquillages : "Wolfman"

dimanche 20 février 2011

Black Swan

BlackSwamMalgré tous les avertissements, les critiques dans la presse, les avis des uns et des autres, jusqu'à l'achat même du billet qui rappelait en lettres rouges le fameux "Avertissement", j'y suis allée ! En général on dit qu'un film peut heurter la sensibilité des plus jeunes...Là il s'agissait de la sensibilité des spectateurs, de n'importe quel spectateur ... Darren Aronofsky a vraiment bien réussi ce thriller psychologique. Natalie Portman, Nina, est sublime en jeune ballerine cherchant son côté obscur (un oscar ?). Jusque-là très pure et surprotégée par une mère rejetant son rêve de carrière sur sa fille, elle n'a pas eu le temps de développer sa propre personnalité, sa défense ... son seul but est la danse dans toute sa perfection. Le bonheur semble être à portée de main quand elle obtient le rôle principal du lac des cygnes. Mais là, son chorégraphe va lui lancer un défi qu'elle va avoir du mal à gérer tant elle est restée fragile à l'intérieur. Il veut en effet qu'elle incarne aussi le double du cygne blanc, le "Black Swan". Et là commence le film. A dix mille lieux de ce personnage séduisant et dangereux, une femme ?, la jeune fille pure s'interroge sur sa propre vie, sa façon d'en profiter ou non et développe un stress, une paranoïa aigüe que rien ne semble apaiser. Surtout face à une jeune recrue belle et sensuelle, Lily.

Cet univers de la danse reste une fiction. Toutes les ballerines connaissent la concurrence, la tension, les défis physiques et la recherche du dépassement de soi et même les mères qui rejettent sur leur fille leur ambition d'antan, déçue. Maintenant, la folie n'est heureusement pas si courante. On entre dans ses institutions en sachant qu'on a peu de temps pour réussir à se différencier des autres ballerines. Le rythme est dur mais c'est notre choix. La réussite comme la déception sont immenses. Maintenant est-ce si différent des autres carrières artistiques ? J'espère que ce film ne va pas effrayer toutes les nouvelles ballerines en herbe. Même à un si grand niveau, c'est une expérience très gratifiante. Je regrette que cet aspect du film soit totalement oublié. On danse pour un public, pas pour soi-même. Ce qui n'est pas le cas de Nina...

mardi 28 septembre 2010

Inception

InceptionQuel bonheur de revoir ce cher Leonardo. De plus en plus talentueux, il est désormais une valeur sure. Qu'on se le dise après Titanic, Catch me if you can, Aviator, The departed (Les Infiltrés), Blood Diamond entre autres, ce film apporte la preuve s'il en faut une, qu'il n'est ni plus ni moins qu'un des meilleurs acteurs de sa génération. Il sait aussi choisir ses sujets. L'expression "blockbuster intelligent" me plaît bien. Il est vrai que ce film est sorti pendant l'été avec une sacrée tête d'affiche. De l'action certes, mais aussi un scénario des plus originaux. Une histoire toute nouvelle sur le rêve qu'on avait jamais entendue. Qu'est-ce qui se passe quand on confond rêve et réalité ? Peut-on inculquer une petite idée qui fait son chemin dans le cerveau de quelqu'un ? La notion de temps est-elle différente ? Peut-on rêver dans un rêve que l'on rêve ?! Jusqu'à combien de niveaux ? Peut-on rester bloqué dans l'imaginaire ? On a tous une petite idée là-dessus, doux rêveurs que nous sommes. Avec ou sans drogues, certains y sont restés... Mais plus un divertissement qu'une disserte de philo, ce film est complet tant il mélange les styles pour nous tenir en haleine. Amitié, amour, folie, action, vengeance, confiance, un peu de science fiction (si peu)... Un film qui vit avec des acteurs très doués : Marion Cotillard, Ellen Page,... Un grand bravo à Christopher Nolan. Exceptionnel !

dimanche 5 septembre 2010

Petits meurtres à l'anglaise

Petits meurtres à l'anglaiseRéalisé par Jonathan Lynn, ce film s'inspire de "_Cible émouvante" de Pierre Salvadori. Avant tout une comédie supportée par un trio bien trouvé, Bill Nighy, Rupert Grint and Emily Blun__, on regrettera l'humour cette caricature systématique de l'humour anglais. Au final on rit très peu. Heureusement ce n'est pas très long. Ce qui nous fait rester, c'est le bon jeu des acteurs. Le casting est en effet impeccable. Il est dommage que ce film reste dans la retenue... Victor Maynard , cet assassin par tradition familiale sent le renfermé. L'histoire est tout sauf originale puisqu'il tombe amoureux d'une de ses cibles. L'originalité vient du jeune apprenti qui les suit partout et finit par vraiment perturber Victor. Petit film sympathique. Dommage...

samedi 3 juillet 2010

Alice au pays des merveilles

Alice1Rien de tel qu'un conte revisité par Tim Burton pour redonner vie à un grand classique. Johnny Depp, Mia Wasikowska, Helena Bonham Carter et bien d'autres personnages y sont aussi pour beaucoup. Bien au-delà d'une histoire pour enfant, c'est dans un univers fantastique et angoissant que l'on retrouve Alice à l'aube de son passage à l'âge adulte. Alice2Un bon prétexte et une belle métaphore pour décliner tout un tas de truculents personnages tels que le chapelier, un peu fou mais surtout très attachant, un chat qui parle et peut se rendre invisible, une reine blanche si douce et sa soeur rouge si cruelle, des frères jumeaux maladroits, et des animaux fantasques ! Les couleurs et accessoirement la 3D nous envoûtent dans univers enfantin aux problématiques d'adultes. Une belle oeuvre qui fera néanmoins peut-être un peu peur aux enfants...

mardi 16 mars 2010

Sherlock Holmes

SherlockVersion re-lookée par Guy Ritchie des aventures du célèbre couple d'enquêteurs londoniens, Sherlock Holmes et son fidèle associé le docteur Watson, magnifiquement interprétés par l'intrépide Robert Downey Jr. et le talentueux Jude Law. Une série de meurtres rituels, l'arrestation et l'exécution de Lord Blackwood qui ne semble pas définitive, un mélange de magie noire et l'annonce d'une menace à plus grande échelle sur Londres, tout est bien en place pour tirer notre détective de sa mélancolie empreinte de folie...Mais plus que de la folie, c'est surtout son esprit de déduction et son incroyable sens de l'observation qui au-delà des apparences vont lui faire découvrir le pot aux roses !Sherlock2 Sherlock étant de même excellent sur un ring, il devient difficile à évincer. Le Docteur Watson veille et en cela, le couple Robert Downey Jr. et Jude Law fonctionne parfaitement. On attend la suite de leurs aventures avec impatience car à l'évidence tout est aussi très bien annoncé... Reste à savoir qui jouera le pendant de Sherlock, M. Moriarty. Les rumeurs les plus folles circulent: Brad Pitt, Russel Crowe, Daniel Day-Lewis (mon préféré), Michael Fassbender, Jason Statham... Il faudra qu'il soit charismatique et cérébral...

lundi 8 février 2010

Moon

MoonRéalisé par Duncan Jones avec Sam Rockwell, Robin Chalk, Matt Berry et la voix de Kevin Spacey, il s'agit là de science fiction dans sa forme la plus pure. Rien d'inutile, un presque huit-clos, s'attachant plus à l'évolution des personnages et de leur psychologie dans une sorte de monde parallèle, la Lune. Je ne veux surtout pas vous en dire plus pour vous laissez découvrir le sujet du film qui doit rester une surprise ! En aparte, sachez juste que Duncan Jones est le fils de David Bowie. Ce qui a sûrement influencé ce film. On se souvient de Space Oddity et de l'univers futuriste de Mr Bowie, grand génie musical par ailleurs ! Je recommande donc à tous les amateurs de science fiction de la première heure d'aller voir ce film ou de le trouver en DVD car sa date de sortie en France est encore inconnue... Vous me direz ce que vous en pensez !

jeudi 21 janvier 2010

Avatar

Avatar2Grand succès planétaire pour ce nouveau film de James Cameron. Nul besoin de rappeler les sommes démentielles investies dans le projet, ni les records d'entrées surpassant au passage le précédent Titanic du même réalisateur. Beaucoup de premières aussi : la 3D avec l'invention d'une nouvelle caméra, les cinémas doivent s'équiper et nous devons payer un supplément et porter des lunettes spéciales. C'est aussi la première fois depuis le seigneur des anneaux que tout un univers est créé de bout en bout avec sa mythologie, son langage, sa faune et sa flore.

Les impressions : au tout début, j'avais l'impression de loucher puis, petit à petit tout est devenu naturel. On se rend aussi compte que dans certains plans, seul le premier est en 3D, le fond reste en 2D. Les paysages et les couleurs sont magnifiques. Le mélange réalité, fiction se passe bien. Les mouvements des Na'vis et leurs expressions sont très naturels et fluides. On retrouve des ressemblances entre les humains et leurs Avatars. Pour tout dire, j'ai plongé la tête la première dans cet univers et n'ai regardé ma montre qu'après 2 heures de projection seulement.avatar3

La réflexion : comme vous avez déjà dû le lire dans les magazines, les Avatars sont des corps d'empreints en tout point identiques aux Na'vis, qu'utilisent les humains pour se fondre dans cette communauté afin de l'étudier et de créer un lien. L'esprit humain change donc de corps. Cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose ? "Second life", une sorte de seconde chance dans la vie, une vie virtuelle romancée ou des capacités physiques accrues ? Une vraie définition de notre société actuelle. Combien de jeux vidéo permettent à n'importe quel clampin d'incarner une force de la nature, un guerrier ou une aventurière imbattable et de rentrer dans un monde virtuel plus ou moins éloigné de la réalité ? Nous cherchons sans arrêt à rendre notre vie exceptionnelle et le quotidien ne suffit plus. avatar4L'imagination déborde et on se lasse très rapidement de tout. Même en politique, il faut être une star. A l'image de ce nouveau sénateur tout juste élu aux US qui posait nu à 20 ans pour se payer ses études de droits ou dont la fille a participé à American Idole. Aux US cela existe depuis longtemps quand on repense à la saga des Kennedys. Et chez nous, ça se propage. A tous les niveaux depuis le plus jeune âge (dès que nos mains sont assez grandes pour tenir une mini-console de jeux en somme), on rentre dans des mondes virtuels et on devient invincible ou presque. En tout cas, on a plusieurs vies... Quelle déprime quand on en ressort. Le choc peut être rude, trop rude. Alors on n'en sort pas. On y plonge corps et âme et l'on ne veut surtout pas être réveillé ! J'avoue bien aimé toute cette créativité mais je voudrais que les gens soient plus actifs et aient l'opportunité de créer leur propre monde en réfléchissant à chaque fois à toutes les problématiques d'une société. Cela deviendrait de la philosophie appliquée. Essayez de créer un monde sans argent. Pas si facile... Il serait bon aussi d'avoir une journée planétaire sans jeux vidéo, sans internet, sans TV, ni cinéma. Histoire de retrouver bien au-delà des livres sa faculté d'imaginer. Retrouver les jeux d'antan et s'inventer des histoires. Est-ce que les enfants d'aujourd'hui y arrivent encore ? Quelle en sera la conséquence sur leur vie d'adulte ?

Un très bon film à étudier sous tous les angles !

lundi 28 décembre 2009

Anges et démons

AngesetdémonsOn rentre plutôt facilement dans ce thriller fantastique dans la lignée du Da Vinci Code. Ron Howard réussit à nous tenir en haleine jusqu'au bout. La réussite du film se base non seulement sur le rythme soutenu du récit, les décors grandioses de la cité du Vatican mais aussi et surtout sur son acteur principal, Tom Hanks. Il apporte tout son charisme à la vérité scientifique que représente son personnage, le professeur Robert Langdon, expert en religions d'Harvard. Ewan McGregor, certes très bon acteur, reste en second plan. Pour l'histoire, on se base sur quelques éléments réels passés ou présents comme les essais en Suisse de l'accélérateur de particules destiné à reproduire le Big Bang ou les rivalités entre l'Eglise catholique et les scientifiques à travers l'histoire. Angesetdémons2 Le retour des "Illuminati", puissante confrérie secrète, est sur le point de se venger en anéantissant l'Eglise catholique en son sein, le Vatican. Sur un rythme effréné, nous suivons pas à pas le professeur, résolvant une à une les énigmes qui doivent lui permettre d'empêcher cette menace de voir le jour. Une bonne interprétation, un sujet mystique, une très bonne réalisation, quoi demander de mieux. On ne se rend pas vraiment compte que le film dure 2:20.

Brüno

BrunoRéalisé par Larry Charles avec Sacha Baron Cohen, ceux sont les aventures du personnage de Brüno, homosexuel autrichien et icône de la mode qui part aux US pour son émission de télévision Da Ali G Show. Bon, pour faire court, c'est pas parce que vous avez aimé Borat que vous allez aimer Brüno... C'est pas non plus parce que vous êtes difficilement "choquable" que vous allez le supporter. OK la démonstration des paradoxes américains, puritanisme et dépravation sexuelle, religion et business, le rôle des médias qui entretiennent les pensées extrémistes et cherchent le sensationnel à tout prix et de l'autre côté la censure... mais on arrive à une sorte de saturation au bout d'1h30. Le personnage n'a rien d'attachant. Je sais bien que ce n'est pas le but mais mis à part quelques rares bonnes scènes délirantes, on ne rit pas vraiment. Borat me paraissait plus varié. S'il doit y en avoir un autre, j'espère qu'il sera meilleur. Mais maintenant je vais me méfier...

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